My travelling story
-Cette histoire est arrive lors de mon premier voyage en Europe en 2007.
Je suis arrive en Europe depuis un peu plus de 2 semaines. Apres Venise, nous sommes descendus vers Rome dou nous partons pour Naples. Dailleurs, seulement la reservation des billets de train est complique. Naples devrait etre dit Napoli en fait, nous dit la dame derriere sa verriere, apres nous avoir nargure 10 minutes. Je suis a peu pres certaine quelle a deja entendue le nom Naples. On se sent idiots et on bafouille des scusis. Deja, cette etape aurait du nous servir davertissement... Finalement, Francois et moi reservons notre train pour la dite-ville et nous partons quelques heures plus tard.
Nous arrivons en gare vers les 23h.
Il fait sombre, et deja jai limpression de pouvoir detecter une odeur de pouriture avancee. Est-ce que je vous ai dit que cetait lidee a Francois cette ville? Tout betes, on regarde notre carte et on decide que notre hostel semble etre a droite de la gare. A la sortie de la gare, je comprends lodeur : des sacs de dechets forment dimondes monstres de puanteur a tout les dix metres. Charmant !! On vire a droite, jai limpression de me faire suivre par les monstres-sacs. Les femmes sont deja rentrees a cette heure la jimagine car il ny a que des hommes dehors. Du haut de mes 5pieds 3, cest difficile de se sentir rassuree. Mon compagnon me jette un regard amuse. Il semble me dire de me relaxer. Selon Francois, tout va toujours bien et il ny a pas de raison de dramatiser. Pour moi il en existe en tout cas!! Ces rues, ces dechets, ces hommes.. jessaie de ne pas trop dramatiser. Tout dun coup, Francois sarrete net et vire la carte a lenvers : on sest trompes, lhostel etait tout droit en sortant de la gare !! Merde, on rebrousse chemin.
23h30
La place centrale devant la gare est ensevelie dessous les dechets. Je pile dans une flaque dun liquide inconnu; jai trop hate de trouver lhostel, et mon ventre de la nourriture. Francois sarrete pour un kebab, mais en tant que vegetarienne endurcie, je dois trouver autre chose. On suit toujours cette damne carte, tournant a droite, puis encore a gauche. Je me met a soupconner tout les hommes de voleurs et je me sens de plus en plus mal. Francois me traite de paranoiaque. Rien ne va nous arriver. On tombe sur une grande rue animee. On passe a cote dune fillette de 10 ans qui danse de facon assez explicite sur un banc public devant des petits garcons assis dans leur voiture de plastique. En tournant a gauche a la prochaine ruelle, jassiste bouche-bee a une partie de poker entre des gamins de 12 ans
23h45
Sous les cordes a linge de cette etroite ruelle, Francois et moi on est completement perdus. Et affamee. On apercoit alors trois grandes ombres qui se detachent de la penombre. Elles ne cessent de grandir. Je deglutit de terreur. Francois, sans aucune inhibiton leur crit des trucs en italien, il sort meme de lespagnol des fois. Elles sapprochent de nous. Les trois plus grands africains que jai jamais vu. Devant deux petits quebecois perdus dans Naples... oups Napoli!! Devant le charabia pseudo italien que mon temeraire compagnon de voyage leur sort, ils se regardent et se questionnent : «Non mais tu comprends?»
Je crois rever... en francais!! Ils parlent francais!! HAaa quel soulagement. On placote un brin. Leur cousine heberge meme un quebecois en ce moment. Sils peuvent nous aider, bien sur mon frere!!
23h55
Apres une poignee de main entre freres nous revoila partit vers notre auberge, remplis despoir!! On ne va pas avoir a dormir dehors, comme je lapprhendais!! Meme quon trouve une patisserie encore ouverte et que je commande un truc avec de la creme patissiere, il me semble. On continue a marcher et avec la chance quon a, on la trouve cette rue! Et meme quon trouve ladresse... qui nous semble etrange. Pas de signe, pas de pancarte, seulement un gros bloc appartement gris. Plus que decouragee, je trouve une place pour mechouer. Je suis au bord de la crise de nerfs. «On sest fait avoir, lhostel nexiste probablement meme pas!! Il est minuit, dans une ville de gansters et on a nul part ou dormir! Et en plus ma patisserie est degueulasse!!»
Drame, quand tu nous tient!!
Francois tente de me remonter le moral, mais je crois quil narrive meme pas a se reconforter lui meme. Au bout de quelques minutes, on voit un scooter ralentir devant nous. Ca y est, des tueurs que je me dis!!
«Francois??» Bah voyons... ce mec nous connait ?? «For the hostel, its here, press number 4» quil nous dit avans de pointer limmeuble gris et de detaler.
00h05
Est-ce quon va vraiment entrer dans cet immeuble? Francois et moi on debat quelques instants et puis il me sort largument final «Sinon quoi?» On se bouge, on sonne et on se retrouve a monter les plus interminables escaliers en colimacon de ma vie. Dans ma folie, je mattends a tout les instants a me retrouver nez a nez avec un fou furieux qui va nous couper en rondelles et nous lancer par la fenetre. On continue notre penible ascension pour tomber sur, de gros yeux derriere des lunettes de fond de bouteilles et un enorme sourire.
00h10
La receptionniste de lauberge guide gentillement les deux loques humains que nous sommes vers notre lit, ou nous tombons raides endormis.
Le lendemain matin, le mec en scooter reapparait : cest le proprietaire de lauberge. La mafia empeche tout signe dhotelerie, car le tourisme nest pas encourage ici. Elle prefere garde la ville sous le sceau du secret. On est plus quheureux detre sous un bon toit.
La receptionniste nous apprends que les vidangeurs sont en greve, ce qui explique les monstres. Et elle nous met aussi en garde : de ne jamais aller a droite de la gare, car on y rapporte toujours des meurtres. Dailleurs, il y en a eu un autre hier soir. Vous-ny etiez pas nest-ce pas?
Je deglutit. Des fois, je sais que je ne suis pas trop paranoiaque.
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